PROJET ARMENIE - BULGARIE - ROUMANIE

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Bonjour à tous,

des nouvelles du projet Fonds Francophones des Inforoutes 2008 pour le jumelage avec écoles Arménie - Bulgarie - Roumanie

Irina, la coordinatrice franco-bulgare, a préparé un nouveau projet qui identifie bien les objectifs et les tâches de chacun des partenaires (voir ci-dessous).

Merci de toutes suggestions wallones et francophones pour soutenir ce projet innovant et ambitieux qui présente des aspects de réel concret et d’efficacité dont nous devrions profiter.

 Encore merci à Radu et à Marianne pour les contacts et conseils

 Richard

Favoriser les échanges interculturels et l’apprentissage de la langue française à travers le développement d’un réseau francophone international (Est – Nord) via une plate-forme numérique d’échange
Pays participants : Arménie, Belgique, Bulgarie, Canada - Québec, France, Roumanie

Conformément aux priorités définies par l’appel à projets du Fonds francophone des inforoutes, le projet est porté au bénéfice des jeunes (enfants scolarisés de 9-10 ans) et des femmes (professeurs de français)
Partenaires:

  • Monsieur le Professeur Jean-Paul LAFRANCE : Chaire UNESCO – BELL en communication et développement de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Montréal, Québec
  • Monsieur Alain KIYINDOU (Maître de conférences habilité à diriger des recherches) : Chaire UNESCO en communication « Pratiques médiatiques et journalistiques. Entre mondialisation et diversité culturelle », Université de Strasbourg « Robert Schuman »
  • Coordination générale du projet : Madame Irina VASSILEVA – HAMEDANI, docteur en Sciences de l’Information et de la Communication, chercheur associé au CNRS France (Institut de Communication), enseignante à l’Université de Cergy-Pontoise et à l’ENST (Télécom Paris)
  • Madame Radost TZANEVA : Université de Sofia (Bulgarie), Département d’études romanes – Didactique du Français langue étrangère
  • Madame Ioana MOISIL : Université de Sibiu (Roumanie), Département d’Informatique
  • Madame Astrig MARANDJIAN : SPFA (Arménie) : organisation non gouvernementale dont l’action est orientée vers le développement de la francophonie en Arménie
  • Ecoles francophones situées dans différentes villes en Bulgarie (école n° 17 de Sofia – Directrice Madame Todorina ATANASSOVA), Roumanie (Sibiu), Arménie (école n°119 d’Erévan), au Québec
  • Ministère de l’Education nationale (Bulgarie), Direction «Les Technologies de l’Information et de la Communication dans l’enseignement »
  • Inspectorat général pour l’enseignement du français en Roumanie
  • ISOC - Roumanie

Objectifs principaux conformes aux priorités de la Francophonie:

  • promouvoir l’utilisation des TIC dans le domaine de l’éducation au sein des pays participants
  • appropriation de l’usage des TIC par les enfants et les enseignants, en milieu scolaire et avec des objectifs pédagogiques
  • créer des partenariats et des réseaux multilatéraux pérennes, exprimant une véritable dynamique d’échange, de partage et de mutualisation des compétences et des savoir-faire

Contenu du projet :

  • favoriser les échanges interculturels et la découverte des cultures francophones à travers l’apprentissage/enseignement de la langue française au moyen d’une plate-forme numérique spécialement conçue pour le fonctionnement du projet
  • mise en réseau des ressources liées à l’enseignement précoce et intensif du français et au dialogue des cultures dans les différents pays participants
  • développement des compétences professionnelles du personnel enseignant en matière d’utilisation des TIC dans le domaine de l’enseignement du français
  • la langue de partage est le français : langue semblable et différente à la fois (en fonction des usages qui en sont faits dans chaque pays participant)
  • une plate-forme numérique d’échange qui sera conçue, élaborée et mise en application dans le cadre de ce projet; la plate-forme représente un lieu de rencontres et d’échanges entre les participants des différents pays et ce à 2 niveaux : 1) entre les enseignants de français et les animateurs du projet (environ 30 personnes) : plate-forme de partage d’expériences et de bonnes pratiques; 2) un site wiki pour les échanges entre les enfants apprenant la langue française (environ 300 élèves au total)
  • 5 écoles avec 2 classes, fin primaire (enfants de 9-10 ans) en provenance d’Arménie, Bulgarie, Roumanie, France, Québec. Concernant l’Arménie, la Bulgarie et la Roumanie il s’agit à chaque fois d’écoles francophones où les élèves commencent à apprendre le français à un âge précoce (parfois dès la maternelle, mais le plus souvent dès l’école primaire), de manière approfondie (plusieurs cours de français par semaine) et suivant des méthodes modernes qui favorisent un apprentissage intensif. Le travail pédagogique avec ces classes est orienté vers des objectifs communs de l’enseignement de et en français. Ces écoles sont équipées avec quelques postes informatiques et une connexion Internet.
  • des contenus seront échangés sur les différences culturelles (diversité géographique, de langue, de religion, de programme scolaire, d’éducation parentale, de mode de vie, de civilisation, etc.). Les échanges entre les élèves (ainsi qu’entre adultes encadrant le projet) s’effectueront sous forme écrite de deux manières différentes : 1) des échanges de travaux écrits préparés par les élèves (ex. : composition autour d’un thème défini par les professeurs); 2) des échanges plus spontanés en direct différé (via le chat) où la forme de la langue parlée sera aussi présente ainsi que les différences de forme d’expression dans ce mode spécifique de courrier instantané (ex. : abréviations de mots et expressions qui varient suivant les pays).

Ce type d’échanges permettra d’approfondir l’acquisition de la langue écrite. En effet, chaque semaine chaque élève sera amené à s’exprimer- en français et sous forme écrite – autour des éléments de sa propre situation culturelle. C’est un « voyage » vers la découverte de sa propre identité ainsi que celle des autres, effectué à travers une approche interdisciplinaire (ex. : français, géographie, histoire, civilisation, …). Dans le même cadre, les élèves seront initiés à la recherche de contenus et à l’utilisation de moteurs de recherche sur Internet.

Des contextes sensori-moteurs complémentaires pourront être associés, parallèlement à l’utilisation de la plate-forme numérique spécifique et du web en général, comme des supports pédagogiques plus traditionnels auxquels les enfants restent particulièrement sensibles et qui favorisent l’apprentissage de la langue et l’échange interculturel (ex. : cartes, maquettes, dessins, photos, enregistrements audio – vidéo …). Les professeurs de langue sont déjà initiés à ce type de pratiques.

En outre, la nature internationale et intercontinentale du projet permettra d’exploiter des concepts fondamentaux pour l’apprentissage d’une langue comme la notion du temps et de l’espace en fonction des différents pays, langues et cultures. En effet, l’appropriation de ces notions est culturellement marquée et se fait de manière différente suivant la langue maternelle et l’origine culturelle de chacun.

Organisation matérielle du projet en termes d’effectifs :

  • 300 élèves répartis dans les différents pays participants  + 30 animateurs
  • Un coordinateur général chargé de surveiller le développement du projet et d’animer un groupe de coordinateurs locaux actifs dans chaque pays respectif ; l’animateur général gère également les échanges et l’exploitation du réseau

La durée du projet est de 24 mois qui se décomposent comme suit :

1. période préparatoire de 6 mois:

  • création du groupe de pilotage
  • étude des besoins (la plate-forme sera conçue conformément aux besoins exprimés) et élaboration d’un cahier des charges
  • conception et création de la plate-forme numérique
  • conception et élaboration d’un guide d’utilisation destiné aux enseignants
  • période de formation des enseignants à l’utilisation du nouveau support numérique dans le cadre du projet
  • formation d’un animateur local pour chaque pays participant : il aura la mission de redynamiser les échanges, de lancer les débats, d’harmoniser les actions sur le terrain,…

2. période de mise en application de 12 mois :
La période de 12 mois est nécessaire pour une mise en application efficace. Pendant cette période, l’animateur veillera au dynamisme des échanges pendant que le webmestre se chargera du bon fonctionnement des dispositifs techniques. Des développements seront possibles en cours d’utilisation en fonction des demandes.

3. période d’évaluation des résultats de 6 mois :
Les résultats concrets générés par le fonctionnement du projet seront mesurés à la fin et ce sur quatre plans :

  • Au niveau du site : Le site internet offre de nombreux outils de mesure qui nous permettront d’analyser les pages les plus visités, les utilisateurs les plus présents, le nombre d’interventions, la fréquence de l’actualisation des rubriques, les dysfonctionnements…
  • Au niveau des enseignants : moyennant des questionnaires, mesurer le degré de satisfaction de la plate-forme numérique dans leurs activités pédagogiques (accessibilité ; préparation, réalisation des cours, suivi des élèves ; partage d’expérience et de savoir-faire grâce à la mise en réseau, ouverture interculturelle, …)
  • Au niveau des élèves : motivation ; évaluation des connaissances acquises grâce au nouveau support numérique d’échanges (comparaison avec des résultats obtenus par l’utilisation de méthodes traditionnelles pour l’enseignement/apprentissage du français)
  • Au niveau des parents d’élèves: moyennant des questionnaires, observations pertinentes sur le processus d’apprentissage, sur l’appropriation du nouvel environnement pédagogique ainsi que sur la motivation des enfants

Le projet propose une réponse originale à une demande qui n’est pas satisfaite pour le moment dans les zones géographiques concernées (surtout en ce qui concerne l’Arménie, la Bulgarie et la Roumanie).

Le développement des outils technologiques nous permet aisément de répondre à cette demande. Le projet s’inscrit dans le plan d’action en matière d’éducation dans les pays participants (Est). L’accent mis sur le dialogue des cultures rejoint les objectifs de l’Unesco sur la Convention de la diversité culturelle et le combat pour la paix dans le monde.

Le projet bénéficiera à la fois aux enfants apprenant la langue française et aux professeurs qui recevront une formation supplémentaire (développement des compétences professionnelles du personnel enseignant en matière de TIC). La taille de la population concernée (bénéficiaires du projet) est relativement importante (plusieurs classes au sein des écoles francophones dans les pays participants).

Si cette initiative est couronnée de succès, elle pourra s’élargir à d’autres structures qui participeront alors au même réseau francophone ; elle pourra également devenir source d’enseignement pour d’autres initiatives dans le domaine de l’usage des TIC dans l’enseignement (des langues) et pour les échanges interculturels.

Le projet s’inscrit dans les domaines prioritaires et dans les objectifs stratégiques de la Francophonie, notamment :

  • 1. Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique :
  • la langue française est à la fois outil de communication et vecteur culturel, langue de communication internationale, d’enseignement et support à un dynamisme intellectuel et culturel novateur
  • renforcer l’usage et assurer la promotion de la langue française notamment en favorisant son apprentissage aussi bien dans les systèmes éducatifs formels que par l’utilisation des technologies de l’information
  • préserver et mettre en valeur les différences culturelles et linguistiques dans l’usage des technologies de l’information
  • 2. Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche: appuyer le développement des réseaux régionaux et interrégionaux d’échanges d’expertise, d’expériences et d’outils en matière d’éducation, en particulier sur le réseau électronique

Coordination générale du projet : Irina VASSILEVA – HAMEDANI
E-mail : irinavv@yahoo.fr
Tél. : 00 33 6 63 94 86 74

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3 Réactions à “PROJET ARMENIE - BULGARIE - ROUMANIE”

  1. Frederic Taes écrit:

    Richard,
    Que voilà un projet très intéressant! La semaine prochaine je prends contact avec diverses écoles en Belgique pour voir si elles seraient intéressées de participer.

  2. Marianne écrit:

    J’aurais deux autres petites remarques sur la conception du projet en général :

    • La période préparatoire de 6 mois me semble longue, si l’on sait que généralement, dans ce type d’action impliquant des enseignants, on propose assez rapidement une première action concrète de façon à motiver les acteurs. Je n’attendrais pas 6 mois avant de lancer les actions, d’autant qu’une configuration simple d’un espace Moodle tel que proposé dans le projet est très rapide (ordre d’idée : 1 à 2 journées).
    • Une activité par semaine est un bon tempo, si une même activité recouvre de nombreux moments de recours à l’ordinateur. Par contre, si le cloisonnement des matières ne permet aux élèves de se rendre dans la salle des ordis qu’une seule fois pas semaine, c’est très peu pour prendre en mains une telle plateforme et s’y sentir « chez soi ». Au moment du choix des écoles, il est très important de choisir des classes qui ont un accès souple à la salle d’ordis ou, mieux encore, qui ont un ou deux ordis en classe (peut-être le projet lui-même peut-il en financer un par classe, pour les classes d’Arménie, de Bulgarie et de Roumanie qui n’en auraient aucun ?). A ce moment, l’accès aux machines est plus spontané, guidé par l’activité et non l’inverse. S’il est encore temps d’infléchir le choix des classes en ce sens, je pense que cela constituera un facteur de succès important pour les activités organisées.
  3. Irina écrit:

    Bonjour à tous,
    Des nouvelles de notre projet Arménie-Bulgarie-Roumanie qui portera très probablement le nom VIFRALIE (Vivre le français en ligne à l’école). Tout d’abord, mise à jour des partenariats : l’initiative prend désormais une dimension pleinement européenne (le Québec n’y participe plus), avec un nouveau partenaire administratif qui est le réseau CEDIMES basé à Paris, mais actif dans 35 pays du monde (partenaire de l’AUF et de la Banque mondiale). De nouveaux partenariats stratégiques se mettent en place en Roumanie (l’Université de Valahia nous rejoint également).
    Deuxièmement, nous avons proposé une nouvelle approche pédagogique consistant en une expérience d’écriture collaborative qui s’avère très stimulante pour les enfants, avec une publication en ligne à la clef. Je vous laisse découvrir la proposition de contenu pédagogique ci-dessous et vous remercie par avance pour toutes vos réactions et pour vos commentaires.

    Encore merci à Marianne et à Richard pour les encouragements et pour leurs remarques constructives.

    Cordialement

    Irina

    Ecrire une histoire à 300 mains

    Contenu pédagogique du projet VIFRALIE
    Vivre le français en ligne à l’école

    (Idée originale d’Irina VASSILEVA avec les commentaires des membres
    du Comité Scientifique, M Richard DELMAS et Mme Marianne POUMAY)

    Utiliser la méthode Wikipedia pour créer une « wikihistoire » à 300 mains (ce chiffre correspond au nombre d’enfants qui participent au projet à travers les pays qui y sont impliqués – Arménie, Belgique, Bulgarie, France, Roumanie). Le titre de l’histoire sera trouvé ultérieurement.
    Cette idée a été inspirée par la prise de connaissance d’une expérience qui a été menée récemment par la maison d’édition britannique Penguin conjointement avec l’Université de Monfort (Cf. : amillionpenguins.com).
    Dans le cas de notre projet, il s’agit donc d’une expérience d’écriture collective sur la toile : tout le monde peut y apporter sa contribution, c. à d. chaque classe sous la responsabilité de l’enseignante qui encadre le travail. Ainsi, une communauté se crée sur Internet qui permet la mise en commun des idées et des technologies pour atteindre des résultats pédagogiques concrets et ce à travers la rédaction à plusieurs mains d’une histoire longue de découverte interculturelle. Afin d’éviter le risque éventuel d’un texte « fleuve » qui part dans tous les sens, ce projet d’écriture collective ouvert à tous les participants sera strictement encadré et suivra un scénario établi à l’avance. En effet, l’imagination a besoin de discipline, de limites et de structures. C’est pourquoi, un travail documenté s’impose (recherche d’informations sur le web, dans les dictionnaires, dans les livres, etc.) ainsi que des thèmes prédéfinis et des orientations pédagogiques très précises. Il s’agit d’un fil conducteur qui ouvre des perspectives d’enrichissement collectif à plusieurs niveaux de compréhension, de travail sur l’imaginaire de l’enfance, des paysages et des temporalités.
    De quoi s’agit-il concrètement ?
    Deux personnages virtuels, une petite fille et un petit garçon âgés de 9-10 ans, font le tour de l’Europe et vont jusqu’en Arménie pour découvrir comment vivent les enfants du même âge qu’eux dans les différents pays visités. Le voyage se limite aux pays participants au projet. Les deux personnages seront « baptisés » probablement avant le début de l’expérience, par les responsables du projet, avec des prénoms internationaux, ayant des connotations sympathiques pour tout un chacun. Les thèmes auxquels ils vont s’intéresser sont ceux notamment qui rythment l’année scolaire dans tous les pays concernés (voir thèmes ci-dessous).
    Chaque semaine, les classes ajoutent à l’histoire un nouveau paragraphe élaboré en fonction d’un thème respectif. Ce paragraphe est directement mis en ligne et consultable par tous les participants. L’histoire se construit donc avec la contribution des élèves des 5 pays impliqués dans le projet, ce qui correspond à 5 points de vue différents. Le scénario sera soigneusement préparé afin de garantir la cohérence du récit. Les deux personnages ne peuvent pas se trouver à tout moment simultanément dans les différents pays concernés. Il est donc possible de réfléchir à une distribution des thèmes par classe : les classes s’attachent par exemple chacune à quelques thèmes et conçoivent des défis que doivent relever nos personnages. Cette démarche permettrait à ce que les élèves se sentent plus stimulés et qu’ils restent accrochés à l’histoire tout au long du déroulement du processus d’écriture collective. Par les défis, le scénario peut aussi prendre toute sa dimension multimédia, avec de petites chansons à identifier, des signaux locaux à reconnaître, des dessins à interpréter et reclasser pour permettre aux héros de progresser. L’expérience interculturelle, pour le moment virtuelle, des deux personnages – et donc de tous les enfants qui en font partie – s’enrichit au fur et à mesure. Des éléments iconographiques peuvent être ajoutés pour illustrer le discours et pour compléter le contenu (recherche d’informations sur le web, images/photos/cartes scannées, etc.). La plateforme numérique qui sera déployée pour les besoins du projet permettra effectivement de soigner l’accompagnement iconographique et musical. Il sera demandé à chaque école, par exemple, de mettre en ligne des photos de classe et de l’environnement urbain ou campagnard, de chansons en français et en langue locale, des thèmes musicaux illustratifs, des sons d’ambiance, etc. L’association de tous ces éléments au processus d’écriture créative et collaborative est nécessaire : elle permet de donner de l’épaisseur aux témoignages par l’image et le son, très importants si l’on veut que le voyage virtuel ne soit pas juste une version « fade » d’un réel voyage.
    Ainsi, à la fin de l’année scolaire qui coïncide avec la fin de la période expérimentale, on obtient donc un produit fini qui sera publié en ligne sur le site même du projet. Ce sera l’œuvre des enfants consultable par un large public. Les élèves auront été les auteurs d’une histoire collaborative et ils seront fiers d’avoir contribué à cette création. Leur imagination aura été guidée par une pédagogie rigoureuse et structurée. A la clef pour eux il y a une récompense réelle : un livre numérique dont ils seront les auteurs. Le « menu » de ce site web permettrait de « ranger » de façon structurée une description des deux personnages (leurs traits de personnalité respectifs), les étapes de leur voyage, les défis relevés dans les différents pays, les coutumes décodées, les amis rencontrés, etc. ce mode de publication s’inscrit pleinement dans le processus et dans les objectifs du projet.
    Par ailleurs, il est possible également de prévoir une édition papier : intégrer des extraits ou la totalité du texte produit par les enfants dans un ouvrage collectif issu du projet, avec les résultats concrets et les enseignements tirés suite à une évaluation adéquate de l’initiative.
    Du point de vue de l’évaluation du projet, cette production sera l’un des principaux supports qui permettra effectivement d’observer les progrès des élèves en matière de maîtrise du français (vocabulaire, grammaire, expression écrite, …), d’ouverture interculturelle et d’utilisation de l’outil numérique. Le slogan « apprendre et travailler autrement » aura été mis en œuvre concrètement et aura porté ses fruits.
    L’activité proposée s’annonce très motivante et gratifiante pour le jeune public. En plus de mobiliser l’imagination et la créativité, elle permet également de développer des notions comme le travail en équipe autour de thèmes fédérateurs pour atteindre un objectif précis. Tout au long du déroulement du projet, les échanges interculturels se feront donc dans une perspective de résultat concret à produire.
    Parallèlement à ce travail qui se veut très construit et guidée par les équipes pédagogiques et les responsables du projet, les élèves – mais aussi leurs enseignantes - seront libres d’échanger entre eux de manière plus spontanée via la messagerie et le chat qui sont des modes de communication complémentaires favorisant les échanges en direct (ou en léger différé). De plus, 1-2 fois par mois, des vidéoconférences pourraient être mises en place afin que les enfants puissent se voir et discuter en direct.
    Enfin, un journal du projet, mené par un observateur (une personne par pays participant) qui commente l’évolution et relance éventuellement l’intérêt des participants, sera mis en place. Cette démarche permettra de garder une trace en tant chronique décalée de l’initiative.

    Distribution des thèmes :
    1/ Une distribution chronologique peut être proposée
    - Après les grandes vacances, la rentrée scolaire : Comment se sont passées les vacances d’été (habitudes, éventuellement découverte de sites touristiques, etc.) ? Autour de la rentrée (période, habitudes, préparatifs, accueil à l’école, découverte de la classe, des professeurs, …). L’automne et la nature dans les différentes régions (découvrir la situation géographique des pays concernés, leur relief, la possibilité éventuelle de faire du tourisme et de pratiquer des sports divers, …)
    - Noël et Nouvel An : les fêtes de fin d’année et les fêtes d’hiver dans chaque pays, traditions, coutumes, …(ex. Mardi Gras, Epiphanie, …)
    - Avènement du printemps : la nature se réveille, aborder le thème des saisons, du climat, des coutumes locales qui accompagnent le retour du printemps (ex. la « martenitza » en Bulgarie – symbole du printemps)
    - Période de Pâques : Comment fête-t-on Pâques chez vous ? (les œufs peints, la Fête des fleurs dans certains pays, …)
    - Le point culminant qui coïncide avec la fin de l’année scolaire et le 1er juin, la Journée internationale des enfants du monde. Connaissez-vous ? Que symbolise cette fête ? C’est un élément fédérateur. C’est aussi l’occasion d’introduire le thème des Droits de l’enfant (UNICEF). En effet le 20 novembre 1989, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Convention internationale relative aux droits de l’enfant : protection, bien-être, développement. Ce texte guide l’action de l’UNICEF dont la devise est « Ensemble, nous pouvons faire avancer l’humanité : pour chaque enfant, santé, éducation, égalité, protection ».
    La Convention a été ratifiée en France en 1990. Et dans les autres pays ?
    Les enfants de par le monde sont différents de par leur langue, leur culture, leur couleur,… mais ils se ressemblent aussi, parce qu’ils aiment tous jouer, apprendre, communiquer, être aimés, … (compléter la liste).
    2/ Des thèmes transversaux - pas forcément chronologiques, mais ayant une valeur symbolique non négligeable notamment pour le fonctionnement de l’imaginaire collectif - seront également abordés pendant l’année scolaire en vue de l’écriture collaborative :
    - Des personnages célèbres de chaque pays – réels, légendaires, mythiques, imaginaires, …- seront rencontrés par les héros de l’histoire (Petite fille et Petit garçon) (ex. : Tintin, Napoléon, Levsky, …)
    - La fête nationale dans chaque pays respectif : Qu’est-ce qu’elle symbolise ? (travail sur l’histoire et sur la mémoire collective)
    - Musique : genres, traditions musicales (écouter des musiques des différents pays…)
    - Costumes nationaux et autres mœurs : Comment s’habillait-on à l’époque dans votre pays ? Comment s’habille-t-on de nos jours ?…

    La créativité foisonnante mais localisée peut donc être à la fois salutaire et stimulante !

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